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L'ARGUMENT
Acte I
Bettina, l’accorte gardeuse
de dindons, est une mascotte. Autrement dit, elle apportera à son maître bonheur
et réussite tant qu’elle restera chaste et pure. Elle ignore ses dons, sa
préoccupation actuelle étant son prochain mariage avec le berger Pippo, dont le
maître, Rocco, est connu aux alentours pour la " guigne " qui le poursuit sans
relâche.
Bettina est cédée à Rocco, mais celui-ci n’a guère le temps
de profiter de ses dons. En effet, le Prince Laurent XVII, autre grand
malchanceux, s’arrête à la ferme pour se rafraîchir, en compagnie de sa fille
Fiametta et de son futur gendre Fritellini. Surprenant par hasard le secret de
la jeune fille, il s’empresse de lui inventer de nobles aïeux et l’emmène à sa
Cour.
Acte II
Depuis que Bettina est au Palais, la prospérité est revenue dans les états
du Prince. L’ex-gardeuse de dindons est entourée de tant de prévenances qu’elle
passe bientôt pour la maîtresse du souverain. Ce dernier, qui s’inquiète pour
l’avenir, envisage sérieusement d’épouser sa mascotte, mariage blanc, bien
entendu.
Pippo, déguisé en baladin, accourt pour retrouver son
amoureuse. Reconnu, il est jeté en prison où il reçoit la visite de Fiametta.
Celle-ci, qui avait été impressionnée à la ferme par la belle allure du berger,
se laisserait volontiers conter fleurette par lui. Elle réussit à le rendre
jaloux de Bettina et à se faire surprendre dans ses bras par Laurent XVII et les
courtisans.
Scandale à la Cour ! Le Prince réagit avec une efficacité
éphémère : Pippo est anobli et épousera Fiametta. Bettina, rendue à son tour
jalouse, accepte d’accorder sa main au vieux monarque. Fritellini, congédié,
quitte le Palais en proférant des menaces.
Au moment où la double union va se concrétiser, Pippo et
Bettina comprennent qu’on se joue d’eux. Ils s’enfuient par une fenêtre...
Acte III
Rien ne va plus pour Laurent. À la tête de son armée, Fritellini lui inflige
défaite sur défaite. Il est vrai que Pippo et Bettina ont rejoint ses rangs.
Laurent et Fiametta se sont enfuis du Palais, déguisés en
mendiants. Ils arrivent aux abords du camp de Fritellini à l’instant où l’on
célèbre le mariage du capitaine Pippo et de Bettina. Le Prince révèle à Pippo
les dons de son épouse et tente de le convaincre de ne pas consommer le mariage.
Rocco, pour se venger du souverain déchu, le pousse au contraire à rejoindre sa
femme. Pippo hésite, hésite... mais l’amour l’emporte et Bettina perd bientôt...
ses dons.
Les fugitifs sont reconnus et arrêtés. Fiametta est si belle
sous ses haillons et Fritellini à si grande allure dans son bel uniforme, que
les deux anciens fiancés se réconcilient séance tenante.
L’allégresse devient générale lorsqu’on apprend que la
" mascotterie " est héréditaire.
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LA PARTITION |
Acte I
Ouverture - Choeur "La vendange est terminée" - Ballade
"Ces envoyés du
Paradis" (Pippo) - "Je suis et je le démontre" (Bettina) - Choeur et couplets
des présages (Laurent XVII) - "Nos grands seigneurs sont mal bâtis"
(Fiametta) - "Le je ne sais quoi" (Fritellini et Fiametta) - Duetto
"J'aim'bien mes dindons" (Bettina et Pippo) - Final I "On sonne, on sonne".
Acte II
Introduction et choeur des pages - "Ah laissez-moi!" (Bettina) - Air de Saltarello (Pippo) -
"Sais-tu que ces beaux habits-là" (Pippo, Bettina) - "Mon
cher, que vous êtes naïf" (Fritellini) - Couplets "J'en suis tout à fait
incapable " (Laurent XVII) - Chanson du capitaine (Bettina) et final II.
Acte III
Choeur "Matteo, verse à boire"- "Très bien, bonjour, soldat"
(Fritellini) - Ensemble et chanson de l'orang-outang (Fiametta) - Ariette
"Je
touche au but" (Pippo) - Ensemble "Eh quoi Pippo! quand je vous réclame" -
"Et
pourquoi donc crier ainsi" - Final III .
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