
|
|
|
Acte I Sous le Directoire, la
France respire à nouveau, après les massacres à la guillotine de la Terreur.
Clairette Angot, orpheline de la célèbre mère Angot, des Halles de Paris, a été
élevée dans un pensionnat chic, aux frais des marchands des Halles. On lui a
trouvé un mari, le coiffeur Pomponnet, mais elle préférerait de beaucoup le
chanteur des rues Ange Pitou, un royaliste qui fait des chansons contre la
République. Pour empêcher son mariage, Clairette chante une chanson défendue, et
obtient ainsi d'être envoyée en prison. La chanson
était dirigée contre Mlle Lange, une actrice qui est à la fois la favorite du
Directeur Barras et la bonne amie du banquier Larivaudière. Cela ne l'empêche
pas de conspirer, elle aussi, et de protéger secrètement Ange Pitou, sans qu'il
s'en doute. Elle fait venir Clairette, pour savoir qui chante contre elle. À
leur grand plaisir, les deux femmes se reconnaissent : elles étaient amies de
pension. Lange convoque aussi Ange Pitou, qu'elle aime, sans savoir qu'il est en
fait l'amoureux de Clairette. Elle flirte avec lui. Le soir, les conspirateurs
se réunissent chez Lange, mais de soupçonneux soldats républicains encerclent
l'hôtel. Il ne reste plus à Lange qu'à simuler un bal de noces, avec Pitou et
Clairette en fiancés. Mais Clairette découvre le double jeu de Pitou. Pour se venger, elle fait venir toute la Halle dans un bal populaire, où elle convoque Lange et Pitou en leur écrivant une fausse lettre, sous les noms respectifs de Pitou et de Lange. Le pot aux roses se découvre, Pitou et Lange sont démasqués : fureur de Larivaudière, embarras de Lange et de Pitou. Mais les choses s'arrangent : Larivaudière doit ménager Barras, Clairette, entre le volage Pitou et le brave Pomponnet, se décide en faveur de ce dernier. Mais Pitou espère bien, qu’un jour, "elle fera comme sa mère".
|
© 2008 carraz.cecile@orange.fr - all right reserved